Premier réveil en Mauritanie, à Nouakchott, au coeur de la capitale !
La fatigue de la veille m'a fait dormir plus tardivement, malgré la sueur qui perle dans mon dos, sous ma moustiquaire, dès le lever du soleil.
A Nouakchott, il n'y a pas grand chose à voir. Vu d'en haut, la ville doit ressembler à un vaste campement en dur en plein désert.
Nous y restons quand même 3 jours, car il nous faut effectuer quelques formalités. Les démarches auprès des administrations mauritaniennes (banque, ministère, poste ...) sont une aventure à elles-seules et ne sont pas de tout repos surtout lorsque, baladées de service en service, il faut marcher sous un zénith accablant, dans un air irrespirable et le long des larges rues ensablées.
Nous nous rendons compte, lors de ce séjour dans la capitale, qu'ici cohabite une multitude de peuples d'origines différentes. Nous y rencontrons, en effet, plusieurs sénégalais, guinéens, congolais, maliens, européens ... ce qui nous permit de vivre des moments tout aussi riches que variés : avec des maures autour d'un thé mauritanien (comme au maroc, la cérémonie du thé semble ici être un véritable rituel d'accueil et de détente), avec des noirs africains pour terminer une soirée sur le rythme de djembés et d'un balafon; enfin, avec des européens, dans des lieux plus cossus et plus sophistiqués.
Le dernier jour, au port artisanal, nous assistons à l'arrivée des milliers de pirogues multicolores hissées sur la plage de sable sec, à mains d'hommes. Comme à Essaouira (bien que les ports n'aient rien de comparable), nous discutons avec plusieurs pêcheurs, des hommes vaillants et courageux, qui travaillent une journée entière en mer pour ne percevoir au final qu'un modeste revenu.
Le lendemain matin, aux aurores, nous quittons notre auberge et les quelques autres compatriotes français amoureux de l'Afrique avec qui nous avons sympathisé.
Comme à l'habitude, au "garage", nous devons user d'astuce auprès des taxis brousse pour le jeu de la négociation du prix de la course qui effectuera les 470 km qui nous sépare de Nouhadibou.
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