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A Atar, nous sommes invitées à loger dans une grande villa inoccupée appartenant à la famille de Baba, un ami de Sid Ahmed, en leur compagnie.
Nous y resterons 4 jours et y développerons une certaine capacité à ne rien faire jusque là encore pas atteinte !
Nous verrons défiler, dans notre demeure, quantité de personnes inconnues car les mauritaniens ont un sens de l'hospitalité inégalé qui fait qu'aucune personne ne se verra mise à la porte. Ce sera alors le moyen de nous rendre compte des rapports humains entre mauritaniens et du type de relation qui se tisse entre membres de la famille, voisinage, amis ou simples connaissances.
Le séjour à Atar est très agréable. Gentillement accueillies, nous partageons des moments simples de la vie de la jeunesse mauritanienne. Nous retrouvons, par exemple, nos amis mauritaniens un samedi soir pour assister à un concert de rap bien loin de nos ambiances européennes !
Nous organisons aussi une sortie du dimanche, Sid Ahmed, Baba, Mine (trois mauritaniens), Constance (barcelonnaise) et nous mêmes, dans une oasis verdoyante nichée au creux d'un profond canyon, à 7 km d'Atar, près du petit village d'Azougui, ancienne capitale almaravide du 11ème siècle.
Pour nous y rendre, une piste impraticable nous vaut de marcher au moins dix kilomètres à pied, chargées de nos lourds sacs à dos, et sans eau car utilisée pour refroidir le moteur de la pauvre voiture qui tenta vainement de nous emmener. En découvrant le petit village de "tikitts" (cases rondes en palmes tressées) dont une seule est habitée, je ne regrette pas les efforts fournis pour y arriver ! Accueillis par un couple âgé qui force le respect (les seuls à vivre ici hors période de guetna c'est-à-dire hors période de récolte des dattes en juillet et août), nous profitons de l'endroit très reposant et frais pour nous baigner dans un bassin naturel au coeur d'un oasis sous les palmiers et pour dormir encore une fois à la belle étoile et dans les tikitts "abandonnés".
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